Rennes s’apprête à vibrer au rythme d’un artiste singulier : Bécaye Ndiaye, alias Bek’Art. Originaire de Thiès, la cité du rail, ce musicien sénégalais installé en Bretagne tente d’imposer son empreinte sur la scène musicale locale avec un style qu’il qualifie lui-même d’Afro-Acoustique. Un savant mélange de sonorités africaines et d’influences modernes, forgé au fil des années et inspiré par son attachement à ses racines.
Derrière sa guitare et sa voix, Bek’Art ne se contente pas de jouer des notes ; il raconte une histoire, celle d’un jeune passionné de musique qui, depuis Thiès, a su puiser dans les rythmes traditionnels pour créer une fusion captivante. Son Afro-Acoustique est un pont entre le folk africain, la musique mandingue et des sonorités contemporaines. Loin des sentiers battus, il explore une expression musicale profonde, empreinte de mélancolie et d’énergie, où chaque accord de guitare semble convoquer un souvenir, une émotion.
S’installer en Bretagne et faire découvrir son univers n’est pas une tâche aisée. Pourtant, Bek’Art avance avec patience et persévérance. Après plusieurs performances en petit comité, il gagne peu à peu en visibilité et en notoriété. Son prochain concert, prévu le vendredi 11 avril au Sablier à Rennes, est une nouvelle étape dans son parcours artistique. Il veut non seulement séduire les mélomanes bretons, mais aussi leur faire découvrir la richesse et la profondeur de la musique sénégalaise sous un prisme inédit.
Bek’Art incarne cette nouvelle génération d’artistes africains de la diaspora qui refusent d’être enfermés dans un seul registre. Il mêle des influences diverses, sans jamais renier ses racines. En concert, il joue avec une sincérité palpable, portant sa musique comme un message d’universalité. Sa guitare bleue, frappée d’un petit drapeau sénégalais, est plus qu’un instrument : c’est le symbole d’un voyage, d’une identité et d’une ambition artistique.
Avec ce concert à Rennes, il espère franchir un cap. L’Afro-Acoustique a trouvé son ambassadeur, et le public breton n’a plus qu’à se laisser emporter.
Malick sakho.