Alors que les élections législatives approchent au Sénégal, les enjeux électoraux se font sentir au-delà des frontières du pays, notamment en Italie, où la diaspora desénégalaise joue un rôle clé dans le processus démocratique. Cependant, une vague de mécontentement gagne du terrain au sein de certaines sections du parti Pastef en Italie, suite à des accusations de fraude et de non-respect des procédures électorales. Ce mécontentement reflète une inquiétude grandissante quant à l’intégrité du processus électoral, tant à l’étranger qu’au Sénégal.
Un recours a été introduit contre la procédure de vote qui a eu lieu lors de l’investiture de Pastef Italie, jetant ainsi le doute sur la légitimité de cette dernière. En tant que candidat à cette investiture, l'auteur de ce recours dénonce une série d'irrégularités, qui, selon lui, vont à l'encontre des principes démocratiques et des textes du parti.
Le premier point soulevé est le *non-respect des textes du parti et des circulaires émis par les instances nationales*. Il est reproché à la coordination locale de Pastef en Italie d'avoir procédé à un vote pour l'investiture sans tenir compte des directives du parti. En effet, en l'absence de consensus entre les candidats, les dossiers auraient dû être transmis à Dakar pour une décision finale, comme le prévoient les textes. Or, cela n’a pas été fait, et un vote a été imposé de manière précipitée, remettant en question la transparence et l’équité de la procédure.
De plus, l'auteur du recours déplore *l'absence d'un dialogue entre les candidats*, qui aurait permis d'aboutir à un consensus. Aucune tentative n'a été faite pour offrir aux candidats l'opportunité de se concerter avant le vote, ce qui représente une entorse flagrante aux pratiques démocratiques que le parti se veut de défendre.
En dernier lieu, la méthode de vote utilisée est fortement critiquée. Il semblerait que tout ait été planifié à l’avance pour aboutir à un résultat précis, ce qui laisse présager une *manipulation délibérée du processus*. Cette situation entache la crédibilité de l'investiture et soulève de sérieuses questions sur la gestion interne des élections dans cette section.
Ces préoccupations locales en Italie s'inscrivent dans un contexte plus large de tensions électorales au Sénégal. À mesure que les élections législatives se rapprochent, les divisions politiques s’intensifient, tant au sein des partis que dans l’opinion publique. Les accusations de fraude, de manipulation électorale et d'irrespect des procédures sont récurrentes, et ces dysfonctionnements alimentent le climat de suspicion qui entoure le processus électoral.
Les élections au Sénégal suscitent beaucoup d'encre et de salive, notamment avec les enjeux liés à la diaspora qui, rappelons-le, joue un rôle crucial dans les résultats électoraux. Ce mécontentement général risque de s’amplifier si les principes de transparence et d’équité ne sont pas strictement respectés, non seulement dans le pays, mais aussi au sein des sections à l’étranger.
L'annulation formelle de cette investiture en Italie, si elle est obtenue, pourrait créer un précédent pour d'autres recours similaires et jeter une ombre sur la crédibilité des processus électoraux du parti Pastef à l'étranger. De plus, cela pourrait aussi avoir un impact sur la dynamique des élections législatives au Sénégal, où l'intégrité du processus électoral est cruciale pour maintenir la stabilité politique.
Ces événements soulignent l'importance d'une *gouvernance transparente, d'un **respect rigoureux des règles internes* et d'une *impartialité dans l'organisation des élections*, aussi bien au niveau local qu'international. À l'heure où le Sénégal se prépare à de nouvelles élections, les regards se tournent vers la capacité des partis politiques à respecter les principes démocratiques qu'ils prônent, et à éviter que des procédures viciées ne viennent ternir la confiance des électeurs, notamment ceux de la diaspora.
Il est primordial que le recours introduit en Italie soit traité de manière transparente, et que le dialogue soit privilégié entre les différents acteurs du parti pour éviter une escalade des tensions. L'avenir politique du Sénégal et la crédibilité de ses processus électoraux en dépendent.
Le boycott des élections en Italie, en raison des accusations de fraude et de non-respect des procédures, pourrait avoir des répercussions bien au-delà de la diaspora. Ce climat de méfiance et d'inquiétude, nourri par des irrégularités dans le processus d'investiture, risque de s'amplifier à l'approche des élections sénégalaises. Il est plus que jamais nécessaire d’instaurer une gestion transparente et équitable des processus électoraux, tant au Sénégal qu'au sein de ses sections à l’étranger, pour garantir la confiance des électeurs et maintenir l'intégrité démocratique du pays.
Koccbarma Ndiaye /Papa Ada Ndiaye
MEMBRE de PASTEF
Et délégué auprès du bureau de la coordination Pastefitalie