Réinventons la nation sénégalaise

31 - Mars - 2024

Si le Sénégal était un boxeur, j'aurai dit qu'il est K.O, est au tapis et est compté par l'arbitre. Si les sénégalais qui aiment le Sénégal ne réagissent pas à temps et avec une raison pensée et raisonnée, arrivé à 10 l'arbitre prononcera la défaite. Malheureusement ce Sénégal compté en début de K.O. a dans ses supporters sénégalais trois catégories et pas les moindres qui seraient favorables à un K.O. définitif du Sénégal car ils y trouvent leur compte.et leurs intérêts. C'est visible aux yeux de tous, ils sont à la solde de forces extérieurs capables de payer cher pour une défaite totale du Sénégal : ce sont les politiciens, les hommes de média et la société civile. Quelle stratégie pour le peuple souverain de rompre avec ces trois types de sénégalais toujours placés en première ligne pour sauver le seul bien du sénégalais lambda ; un Sénégal de paix pour un peuple en cordialité parfaite ? Aujourd'hui la société sénégalaise est tellement marquée par des conflits de confrontations entre politiciens utilisant la jeunesse comme chair à canon que certains citoyens sont obligés de vivre en marge de la société sénégalaise pour pouvoir éloigner et protéger leurs propres familles cherchant ainsi une vie sociale plus sereine, plus propre, plus tranquille et moins compliquée. Ces citoyens responsables de famille veulent échapper aux multiples nouveaux aspects négatifs de la vie en société crées ex nihilo par une nouvelle classe politique soutenue et encouragée par une société civile et des hommes de média tous mus par des intérêts pécuniers. Combien de sénégalais n’en peuvent plus de cette nouvelle société sénégalaise basée sur la violence, le dénigrement, les médisances ? Combien de sénégalais veulent en finir avec cette nouvelle société sénégalaise qui rend triste, malhonnête, en colère et fait vivre dans un stress total ? Combien de sénégalais ne peuvent plus vivre dans une société où les télévisions voire tous les média vous orientent vers un mode de penser, de croire, d'éduquer souvent en dehors de toutes les normes sociales réelles de notre système socio- éducatif ? Combien de sénégalais en ont marre de cette nouvelle classe politique épaulée par une société civile et des média partisans qui a misé sur la ruine de la nation sénégalaise et a finalement réussi car les acteurs du terrain politique ont mis tous les moyens de sa réussite. L'instauration de tous les types de violence, la manipulation d'une jeunesse à caractère d'un mouton de panurge, la généralisation de la corruption particulièrement de la société civile e des médias sont les moyens de la classe politique dans sa mission de déstabilisation sociale. Comment vivre avec sérénité et épanouissement dans une société sénégalaise dirigée et dominée par une classe politique qui n’a aucun respect pour nos valeurs socio- culturelles, sans aucun respect des lois et des règlements nationaux ? Comment arriver à la stabilité sociale, à la cohésion nationale, à l'épanouissement des citoyens sénégalais si au-devant de la nation il y a une classe politique qui ne sait pas que l'argent public est un sacrifice national de tous les sénégalais et sénégalaises dont personne ne peut s'en approprier ? Pourtant toutes ces ratés de la nation sénégalaise ont créé un Sénégal pourri dirigé par une classe politique pourrie soutenue dans sa marche funèbre par une société civile, des média et une justice complaisantes. Pour paraphraser Fabienne Pascaud dans un article publié sur Télérama du 20 Novembre 2016 : " les sénégalais doivent réinventer la nation sénégalaise. Ce n'est pas juste un vœu pieux ou encore un slogan politique, mais c'est une conviction profonde d’imaginer de nouveaux modèles socio- culturels nationaux basés sur une pensée ensemble, un agir ensemble pour une meilleure existence qui rejoint l'idée de nation sénégalaise telle que formulée et souhaitée par notre regretté professeur Iba Der Thiam ( que Dieu lui ouvre les portes de Firdaws ) La nation est une communauté de mémoires et de mythes partagés, une culture commune, un lien d'origine historique, une unité économique ; le tout dans un système légal de droits et de devoirs communs pour ses membres. Cette définition s'adapte à celle du professeur Iba Der Thiam : " la nation sénégalaise se définit par une communauté d'hommes et de femmes ayant acquis au cours d'une longue cohabitation la conscience de son unité et la volonté commune de vivre en commun dans la solidarité". Depuis 2019, notre pays est en proie à des confrontations socio- politiques qui ont fait des morts, des prisonniers, des destructions massives mais plus grave ont dangereusement endommagé le tissu social de la nation sénégalaise. Le sociologue arabo musulman Ibn Khaldun avait dit : " une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment religieux". Une prophétie taillée sur mesure pour le Sénégal depuis 2019. Pour détruire la nation sénégalaise, ses ennemis à l'intérieur et à l'extérieur du Sénégal ont tenté de commencer par son pilier central de soutien social. Notre Islam confrérique qui est le fondement de la construction de la nation sénégalaise est fortement abimé. C'est la base de notre solidarité nationale, de notre vouloir commun de vivre en commun, de notre humanisme qui a toujours permis de placer l'être humain et les valeurs humaines au-dessus de toute autre chose. L'Islam confrérique est l'explication de notre humanité c'est à dire de notre bonté, de notre sensibilité et de notre compassion pour les malheurs et les difficultés d'autrui et last but not least de notre respect pour la hiérarchie sociale, politique et religieuse. Les ennemis de la nation sénégalaise pour des raisons pécuniers ont eu la sociologie et la philosophie cynique et méprisante de travailler pour affaiblir ce point fort de la nation sénégalaise en portant beaucoup de jeunes sénégalais surtout de la diaspora à piétiner toutes les normes du respect humain. Tous les systèmes sociaux, politiques, institutionnels, religieux et culturels du Sénégal de gestion des conflits et de régulation de la nation sénégalaise : écoles, religions, tarikhas (confréries) familles ont été galvaudés, profanés, dépréciés à dessein de détruire la nation sénégalaise. Notre culture religieuse confrérique qui a été toujours la charnière, le cœur, la colonne vertébrale de notre culture de paix, de notre respect pour toute autorité, de notre éducation morale, civique, citoyenne et démocratique a été fortement écornée, diminuée, entamée. Au vu et au su de tout le monde et véhiculé par tous les types de média particulièrement les réseaux sociaux, pour paraitre et s'affirmer socialement le sénégalais nouveau doit nécessairement insulter, manquer de respect à toutes autorités particulièrement musulmanes surtout quand elles sont chef (Khalifa) de tarikha (confrérie). Toutes actions sur une société ou sur une nation n'ont de valeurs, d'incidences, d'impacts et de conséquences que par leurs finalités ou leurs objectifs ; ces forces occultes connaissent bien sociologiquement la nation sénégalaise pour passer à l’action ; elles s'attaquent d'abord à notre foi, notre piédestal social en utilisant le plus faible point du nouveau homosenegalensis : l'Argent. Tous les sénégalais doivent répondre à la nation sénégalaise par son sens d'une volonté commune de vivre en commun pour réinventer cette nation sénégalaise d'entemps plus résiliente. Cette notion de résilience se comprend comme la volonté et la capacité des sénégalais comme nation, comme société, comme pouvoirs publics souverains à résister à ces conséquences néfastes de cette agression, de cette catastrophe majeure commanditée de l'extérieur et concrétisée à l'intérieur du pays par des forces quasi inamovibles qui sont une certaine classe politique en compagnie d'une certaine société civile, d'une partie des média et des prédicateurs islamiques souvent formés dans des pays arabes, tous capables de sacrifier la nation sénégalaise juste pour des pétro- dollars. Cette résilience sera l'aptitude des sénégalais dans la durée à se reconstruire pour revivre comme une nation d'autrefois de manière sénégalaisement satisfaisante en dépit des circonstances traumatiques. Cette nation sénégalaise résiliente doit savoir faire face à ses chocs, à ses crises d'un point de vue organisationnelle et morale pour au moins laisser un héritage consistant aux futures générations. Les sénégalais doivent ensemble affronter ces nouvelles réalités sociales qui nous viennent de l'extérieur en contradiction totale avec nos valeurs sociales. Il nous faut pour ne pas se faire dans la durée réfléchir, élaborer comme nation sénégalaise des méthodes de phagocytose ; ce processus de l'organisme humain qui lui permet de se débarrasser d'éléments nocifs. La nation sénégalaise ainsi doit détruire progressivement ces menaces étrangères en leur privant de leur autonomie et en se rendant maître de leur territoire donc de leur souveraineté nationale. La Résilience est l'unique voie de salut pour la nation sénégalaise qui leur permettra de s’adapter aux nouveaux changements agressifs qui doivent nous rendre plus tenaces et plus empathiques pour pouvoir renforcer notre optimisme de citoyen sénégalais quand beaucoup de choses vont mal dans la nation sénégalaise : une fidélité citoyenne et républicaine à notre devise : UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI.

Magatte Simal C.A.D.E.E.S. Italie

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